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La France ne renoncera pas aux avantages du nucléaire, dit Le Maire
information fournie par Reuters 08/06/2023 à 21:39

Le ministre français de l'Économie, des Finances, de l'Industrie et de la Sécurité numérique, Bruno Le Maire, au palais de l'Élysée à Paris, France

Le ministre français de l'Économie, des Finances, de l'Industrie et de la Sécurité numérique, Bruno Le Maire, au palais de l'Élysée à Paris, France

PARIS (Reuters) - La France ne renoncera pas aux avantages compétitifs liés à son parc nucléaire dans le cadre d'une réforme en cours du marché européen de l'électricité qu'elle souhaite voir aboutir d'ici la fin de l'année, a déclaré jeudi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

Des tensions entre la France, l'Espagne et l'Allemagne au sujet du nucléaire ont compliqué ces derniers mois le projet de réforme, engagé sur fond de crise énergétique européenne liée à la guerre en Ukraine.

"Le nucléaire est une ligne rouge absolue pour la France. Et la France ne renoncera à aucun de ses avantages compétitifs liés à l'énergie nucléaire", a dit Bruno Le Maire lors d'un colloque de l'Union française de l'électricité (UFE).

"Tous ceux qui pensent qu'ils pourraient faire reculer la France sur l'énergie nucléaire par quelque moyen que ce soit se trompent lourdement, nous ne céderons jamais sur l'indépendance de la France", a-t-il ajouté.

"Chacun doit respecter les choix souverains de chaque nation en matière de mix énergétique. L'Allemagne a indiqué qu'elle respecterait les choix français en matière énergétique. C'est une bonne nouvelle. Nous avons toujours respecté les choix allemands. Et il ne me viendrait pas à l'idée (...) d'aller critiquer les choix énergétiques de telle ou telle nation."

"Nos entreprises françaises sont en droit de payer le juste prix, c'est-à-dire un prix stable, un prix proche du coût de production électrique nationale et un prix qui garantisse une compétitivité de l'industrie nationale face à la concurrence européenne et face à la concurrence internationale", a également dit Bruno Le Maire.

Le ministre a précisé que le gouvernement souhaitait voir aboutir le projet européen avant la fin de l'année et que celui-ci devrait, selon la France, permettre aux consommateurs de payer des prix "proches des coûts de production des mix nationaux" et ne pas avantager ou désavantager tel ou tel moyen de production.

Il a cité la même échéance de fin 2023 pour présenter un nouveau cadre de régulation de l'électricité en France, qui devrait garantir "le prix le plus juste possible" pour permettre à la fois de "protéger les consommateurs", garantir à l'industrie "un avantage comparatif" et financer l'évolution du système électrique.

La réglementation en vigueur dite de l'Arenh (Accès réglementé à l'électricité nucléaire historique), qui permet aux concurrents d'EDF de lui acheter des volumes d'électricité nucléaire à un prix préférentiel et dont le groupe très endetté souligne qu'il plombe ses comptes, arrivera à échéance fin 2025.

Alors que les industriels commenceront début 2024 à couvrir leurs besoins en électricité deux ans en avance, la nécessité de leur fournir de la visibilité - ainsi qu'aux fournisseurs d'électricité - sur l'évolution des prix après la fin de l'Arenh devient cependant de plus en plus pressante.

(Reportage Benjamin Mallet, édité par Tangi Salaün)

13 commentaires

  • 09 juin 06:42

    reste à comprendre pourquoi investir dans le nucléaire avec l'argent des Français si on ne peut pas en tirer ses avantages : permettre aux consommateurs de payer des prix "proches des coûts de production des mix nationaux" et ne pas avantager ou désavantager tel ou tel moyen de production.


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